Mes objectifs de diplôme de master en paysage ?
Au sein du groupe risque qui réunit plusieurs Projets de Fin d’Etude. J’ai choisi comme posture au projet, de mettre mon propre corps à l’épreuve. Partir à l’inconnu, et se laisser guider par l’aléa. Aussi, pour me révéler les outils nécessaires à la compréhension puis la restitution. Le projet peut naître du risque et de la découverte. Ce dernier est un concept qui n’existe qu’en vis à vis de l’humain, il conjure variabilité et vulnérabilité. Un être vivant dans une situation de difficulté exprime parfois l’extrasensorialité. J’ai parfois ressenti cette force naître durant mes voyages. Lorsque personne autour de vous ne parle vos langues, quand le climat vous impose un abris ou que la pollution vous empêche de voir à 10km. Ce sont ces moments que paradoxalement je recherche, pour alimenter mes réflexions et propositions. Cela passe par l’expérience physique et mentale d’un site. Un corps sensible pour démêler des enjeux territoriaux.
Les villes qui s’enfoncent
Passionné par les formes de nos villes générées par leur environnement, je construis une réflexion en Thaïlande à Bangkok, sur comment interpréter autrement les réponses aux risques d’inondation. Bangkok est un exemple. Peut être le plus visible au monde pour représenter les enjeux liées à l’enfoncement des métropoles, augmentant l’intensité des inondations.
En effet, la ville de Bangkok ne permet plus à ses habitants de lire son environnement et la saisonnalité de l’aléa inondation. Elle laisse naître des réponses ayant déjà montré leurs limites ailleurs. Comme projet Je m’appuie sur l’impulsion d’une idée de canal autour de la ville de Bangkok comme d’un outil de projet multi-scalaire, en allant d’un élan sédimentaire jusqu’à une mouvance urbaine. Je cherche à revenir à la base, au socle face à ces changements, non plus pour subir mais pour vivre les aléas environnementaux.
Enfin je souhaite contribuer aux débats sur ce sujet en proposant une solution dépourvue de contraintes. De rechercher à justifier l’irréalisable peut être, pour questionner les réflexions d’aujourd’hui. Focalisé sur un territoire, l’échelle pertinente de ces risques. Je compose avec un urbanisme territorial.
Ce film est une manière pour moi de restituer mon voyage de diplôme à Bangkok. Un outil qui tente de rapporter l'humidité, la chaleur. Ainsi que les lieux qui ont illustré par leurs conditions mon projet de diplôme. Ceci est la première étape de mon diplôme intitulé "Un élan sédimentaire". Restituer le site.
Double page 12 / 13 de la plaquette de diplôme “Un élan Sédimentaire”
Double page 52 / 53 de la plaquette de diplôme “Un élan Sédimentaire”
Double page 84 / 85 de la plaquette de diplôme “Un élan Sédimentaire”
Un urbanisme territorial
Comment l’énergie face au risque peut elle générer une nouvelle façon de produire de la ville. Intéressé par les schémas de cité jardin d’Ebenezer Howard. Ou encore par le prix d’urbanisme de Michel Desvigne en 2001 sur le Paysage zéro. Qui sont des actions inversées, en concevant le paysage en même temps et ou avant la ville. Ces idéologies ne peuvent elles pas dans le cas de villes à risque, aider à concilier l’habitat d’un territoire et aléas environnementaux ?
« Les deltas sont les berceaux de notre civilisation.
Mais a-t-on toujours autant de raisons d’y vivre aujourd’hui ? »
